Infection urinaire : tout ce qu’il faut savoir

Saviez-vous que près de 80 femmes dans le monde (une sur cinq) auront un épisode d’infection urinaire dans leur vie ? Et qu’environ un tiers d’entre elles peuvent développer une infection urinaire à répétition, ce qui signifie que le patient aura au moins deux épisodes d’infection urinaire dans les six prochains mois ou trois au cours de l’année ? Et cette maladie, assez fréquente surtout chez les femmes, apparaît surtout lorsque votre organisme a une faible immunité, facilitant la prolifération des micro-organismes.

Infection urinaire : pourquoi se produit-elle ? 

Certains facteurs peuvent faciliter l’introduction de bactéries dans les voies urinaires à partir de la région génitale. Les traumatismes – tels que les rapports sexuels – le stress, les maladies comme l’anémie et les diabètes sont capables de réduire la résistance générale de l’organisme, augmentant ainsi vos chances de souffrir de cette maladie. Si la défense est bonne, le corps est protégé. Si la défense tombe, les bactéries (principalement d’origine intestinale) finissent par atteindre la vessie, provoquant une inflammation », explique-t-il. Et selon la force de cette bactérie, la maladie peut se manifester même dans les reins, provoquant une infection urinaire plus grave, telle que la pyélonéphrite.

Pourquoi est-elle plus fréquente chez les femmes ?

Le problème est principalement dû à l’anatomie féminine, puisque chez les femmes, l’urètre, le vagin et l’anus sont très proches. En outre, certains vêtements portés principalement par l’équipe féminine ne laissent pas la région intime « respirer », ce qui augmente les chances de prolifération de la bactérie. Les phases du cycle menstruel et les traumatismes subis lors des rapports sexuels peuvent également faciliter la prolifération de ces bactéries

Faites attention aux facteurs de risque d’infection urinaire :

– les maladies débilitantes comme l’anémie et le diabète

– Tabagisme

– Faible consommation de liquides

– Les relations sexuelles

– Utilisation d’absorbants intimes

– Mauvaises habitudes d’hygiène (comment faire le ménage intime à l’envers)

– Âge avancé

– Maladies qui altèrent les fonctions de la vessie

Symptômes d’une infection urinaire. 

Doublez l’attention si vous correspondez à au moins trois d’entre eux.

– Douleur à la miction

– Douleurs abdominales basses

– Urgence et fréquence accrue de l’envie d’uriner

– Se sentir mal « en haut à gauche » après avoir fini de faire pipi

– Pisser petit à petit et à chaque fois

– Urine blanchâtre

Le diagnostic et le traitement

La douleur est intense, mais les formes de traitement de l’infection urinaire sont relativement simples. Si l’infection est vraiment installée, il faudra utiliser des antibiotiques. « Un test d’urine et une uroculture avec antibiogramme sont recommandés pour confirmer le diagnostic. L’antibiogramme, soit dit en passant, sera chargé de révéler à quel antibiotique la bactérie est sensible ». Toutefois, si les symptômes ne sont pas encore nombreux ou si, par hasard, la bactérie est « plus faible », l’ingestion de beaucoup de liquide (deux litres d’eau par jour), le lavage des voies urinaires, l’ingestion d’agrumes et éventuellement de certains analgésiques peuvent aider à combattre les symptômes.

La prévention reste le meilleur remède

La meilleure solution pour prévenir les infections urinaires reste l’ingestion d’une grande quantité d’eau, ainsi que la vitamine C et les fruits acides, comme la canneberge, par exemple, qui semblent diminuer les risques d’infection. En outre, il est recommandé d’avoir une alimentation équilibrée, riche en légumes et en fruits, et de ne jamais retenir l’urine pendant longtemps. En cas d’infection récurrente, des traitements médicaux préventifs ont déjà été administrés, même avec des antibiotiques à faible dose et pendant de longues périodes. Le rééquilibrage de la flore intestinale par des habitudes alimentaires saines et éventuellement par des probiotiques y contribue souvent aussi.

Certains aliments, tels que la farine complète, les oméga 3 et le lait fermenté, contribuent à turbiner le système immunitaire. Même l’ail, de préférence cru, est un excellent bactéricide naturel et peut être consommé à volonté.

Et n’oubliez pas de faire correctement l’hygiène intime, en nettoyant toujours le vagin vers l’anus. Si possible, lavez-vous ou utilisez des lingettes humides. Uriner après un rapport sexuel et porter des culottes en coton contribuent également à éviter les infections urinaires.

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